Le 03 Novembre 2007 .
BILLET D'HUMEUR : Cap sur le vieux continent
Le billet vert ne parvient plus à enrayer sa chute vertigineuse . La parité €/$ atteint de nouveau record à 1.45 $ pour 1 € . La coupe est pleine et elle va même
déborder pour les sociétés qui réalisent un chiffre d'affaire important de l'autre coté de l'atlantique .
Les prochains résultats des valeurs européennes devraient subir de plein fouet cette triste réalité . Il devient donc urgent de les fuir . Si la prudence et les règles de base en bourse incitent
à diversifier son portefeuille d'actions , à ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier en ayant des positions trop prononçées sur une seule valeur , à ne pas privilégier un secteur
d'activité unique , il faut aussi penser au rayonnement géographique de ses acquisitions .
Tout est question d'équilibre . Il est nettement plus sain d'avoir au maximum 15% de son capital sur une action présente sur deux ou trois continents . Les risques diminuent , et quand les
risques diminuent , c'est votre portefeuille qui augmente .
La situation risque d''être d'autant moins tenable que la société est petite. Le portefeuille de P-PITOS est constitué de petites capitalisations . Et seule EVOLIS souffre de la baisse du $
car elle est confrontée à une concurrence principalement américaine accrue en raison de ventes libellées en € . C'est un des effets pervers de la parité €/$ . Non seulement le chiffre
d'affaire réalisé aux USA va baisser lorsqu'il sera converti en € mais en plus , la ou les sociétés concernées seront moins compétitives . La direction d'EVOLIS l'a parfaitement intégré et seul
le gain sur le coût de production et la qualité des produits constituent une solution à court terme .
Gageons que cette parité retrouve des normes plus équitables afin que nos entreprises ne patissent pas d'une concurrence trop déloyale . A l'heure où l'on nous martèle à longueur de journée
les bienfaits d'une société de concurrence , il serait temps que nos éminents responsables politiques se penchent sur ce phénomène avant qu'il n'inflige des dégats irréversibles à notre
économie déja bancale ....